“Échos Argentés”

pour octuor de violoncelles

œuvre hors-catalogue
Cette œuvre ne fait pas partie du catalogue. Certaines œuvres de jeunesse ou marginales ne font pas partie du catalogue des œuvres d’Alexis Savelief. Elles ne figurent ici que pour des raisons d’exhaustivité.
volutes de fumée
“Échos Argentés”
pour octuor de violoncelles
AS #0e-2004
Informations

Année de composition : 2004

Durée : 8’30”

Nomenclature : 8 violoncelles

Écouter
Présentation

“Échos Argentés” est une commande de l’Octuor de Violoncelles de Beauvais, en vue d’une Création lors des Rencontres du Violoncelle 2004, Création malheureusement annulée par suite de problèmes logistiques. Il s’agit d’une œuvre en trois mouvements agencés dans un ordre vif-lent-très vif. Même si ces trois pièces n’ont à ce jour jamais été jouées du fait de leur difficulté, Alexis Savelief s’est servi de cette expérience pour se faire la main et esquisser quelques caractéristiques de son futur projet “Nosferatu, Une Symphonie de l’Horreur”, toujours avec l’Octuor de Violoncelles de Beauvais.

Alexis souhaitait au départ intituler le cycle “Entre chien et loup”, ce qui ne fût pas possible puisqu’une pièce de théâtre célèbre portait déjà ce nom.

I. Hommage à la Troisième Suite de Bach

Cette pièce est une reprise pratiquement à l’identique de l’“Hommage à la Troisième Suite de Bach”. On remarquera cependant que l’octuor permet de doubler chaque partie et que la fin diverge entre par rapport à la version pour quatuor de violoncelles, version d’esquisse en quelque sorte — la dernière page a été supprimée, remplacée par un accord mystérieux en harmoniques pour préparer la pièce suivante.

II. Crépusculaire

Cette pièce centrale, autour de laquelle gravitent les deux autres, sert de pilier à la suite (c’est d’ailleurs la plus longue dans le temps, mais la plus courte en nombre de mesures) et apporte les éléments principaux de la dernière pièce, à savoir le motif de neuf notes et son harmonisation quasi-exclusivement composée de quintes et de quartes. Ce motif s’appuie sur les notes d’un mode particulier utilisé largement dans cette deuxième pièce : sol - la - si b - do # - ré - mi b - sol b - la - si b - do b. La structure utilisée rappelle le miroir : la conclusion fait écho (!) à l’introduction, tandis que la section centrale constitue un développement du motif fondateur.

III. Échos Argentés

Cette dernière pièce, très difficile, est celle qui apporte l’équilibre entre la première (la plus courte) et la deuxième pièce (la plus longue). Le motif de cinq notes est utilisé d’un bout à l’autre pour matérialiser ces échos, et se transforme en son miroir horizontal, et même vertical. Encore une fois, la pièce est structurée en miroir : la section d’introduction sera reprise et développée en conclusion, tandis que la section centrale (très courte) apporte une rupture à l’ensemble de la pièce, sans pour autant faire cesser les échos. Dans la section finale, un choral à trois violoncelles se greffe peu à peu (bien que celui-ci n’ait rien à voir, il s’agit d’un écho de la première pièce) et prend de l’ampleur, avant de s’interrompre et de conclure brusquement.

“Lucioles”, œuvre composée peu de temps après “Échos Argentés”, reprend le matériau musical de ce dernier mouvement.

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