Entretien avec Broder Oetken

Gongmaker & Gongmaster

Entretien avec Broder Oetken,
Gongmaker & Gongmaster

Propos recueillis par Alexis Savelief entre mai et juillet 2015

Vous pouvez aussi lire la version en anglais de cet entretien.

Les instruments de musique sont souvent tout à la fois intrigants et pleins de fantaisie ; ils entretiennent une curieuse relation avec leur aspect visuel, qui est autant apparenté que sans relation avec le son qu’ils produisent. À cet égard, malgré leur apparence a priori simple voire simpliste, les gongs requièrent un très haut niveau de savoir-faire. Et pour une personne évoluant dans un contexte musical, comme c’est mon cas, je suis toujours curieux à propos des instruments de musique, en particulier quand cela semble aussi complexe et mystérieux que fabriquer un gong.

À vrai dire, les gongs bénéficient d’un regain d’intérêt depuis quelques années. Et pourtant, à l’exception de rares endroits à l’image du GongForum ou du site de Philip McNamara, il reste bien difficile de trouver quelque information sérieuse et substantielle sur leur fabrication, sur les gongs eux-mêmes, leur accord et leur conception ; rien d’autre que les mêmes descriptions génériques de leurs caractéristiques subjectives (oui, c’est bien une sorte de paradoxe !).

Mais aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir nous entretenir avec Broder Oetken, gongmaker et gongmaster chez Oetken Gongs, son entreprise de fabrication de gongs. Voilà l’opportunité d’en savoir plus sur les gongs, sur son travail, et aussi de ce que nous pouvons attendre dans ce domaine pour les prochaines années.

Avant de lire cet entretien, je vous recommande de jeter un coup d’œil au site Internet de Oetken Gongs et à sa page Facebook pour avoir une idée des types de gongs qu’il produit.

PARCOURS :

A.S.: Bonjour, Broder Oetken. Merci à vous de nous accorder de votre temps pour cet entretien. Commençons avec un aperçu de votre parcours, et une vue d’ensemble de votre activité.

J’ai lu sur votre site Internet qu’à la base, vous n’êtes pas issu d’un milieu musical. Comment vous êtes-vous retrouvé impliqué dans le domaine des gongs ?

B.O.: J’ai suivi une formation pour travailler en tant qu’ingénieur civil, et suis devenu gongmaster seulement par hasard ; comme cela m’a plu, depuis ce jour je fabrique des gongs.

Vous avez travaillé chez Paiste pendant plusieurs années, d’abord en tant qu’apprenti avec Walter Meyer, puis en tant que gongmaster. (Note : Walter Meyer est à l’origine de bien des expérimentations, et de l’élaboration d’une partie des gong « Création Sonore » de Paiste.) J’ai l’impression que Walter Meyer a été très important pour vous ; j’ai appris sur votre site Internet que vous avez réalisé une série de gongs uniques : la collection « Pour rappeler Walter ».

Mon savoir principal dans la fabrication de gongs, je le dois à Walter. Je dis à dessein « savoir principal », parce que Walter est tombé malade pendant mon apprentissage. À ce moment-là, Rudi (Note d’Alexis : Rudi Boness), qui était le premier gongmaster de Paiste, est venu à mes côtés et m’a beaucoup appris. D’ailleurs, Walter lui-même avait été un apprenti de Rudi, avant de devenir deuxième gongmaster. J’ai donc eu deux professeurs : le premier et le deuxième gongmasters. Comme ils avaient un style de fabrication de gongs différent, j’ai eu la chance d’apprendre leurs deux manières.

Quant aux gongs « To-remind-Walter », il y a deux raisons qui m’ont poussées à créer cette collection :

  • Walter a été très important pour moi.
  • J’ai acheté la matière première de ces gongs à la veuve de Walter, lorsqu’elle a dispersé son petit garage-fabrique après son décès. Ce sont ces matériaux-là que j’utilise pour cette série de gongs, d’un côté pour le souvenir de Walter, et de l’autre pour indiquer clairement qu’il ne s’agit pas des mêmes matériaux que j’emploie pour les autres gongs, parce qu’à vrai dire, je n’ai aucune certitude quant à cette matière première.

Après votre apprentissage avec Walter, Rudi, et vos années en tant que gongmaster chez Paiste, quand avez-vous quitté cette entreprise pour créer la vôtre : Oetken Gongs ?

La coopération avec Paiste s’est terminée en 2010.

PLUS À PROPOS DE OETKEN GONGS :

Donc, Oetken Gongs, fondée dans la foulée en 2011, est une toute jeune entreprise. Et pourtant, il se passe beaucoup de choses… Quel est le cœur de votre activité : Fabriquez-vous surtout des gongs pour d’autres sociétés ?

Ma production principale est représentée par les gongs que je fabrique pour Meinl, mais à côté d’eux je développe mes propres gongs Oetken, et — et pas des moindres — les gongs Ollihess.

Cela semble un très bon début pour une jeune entreprise dans un marché de niche tel que les gongs. La fabrication de gongs n’est pas un savoir-faire très répandu. Qu’aimez-vous tant dans les gongs et leur fabrication ?

Voici l’une des raisons principales :

Ce n’est pas très répandu — tout le monde n’est pas capable d’y parvenir. D’un côté c’est un métier très créatif, et de l’autre, cela requiert une grande précision.

LA FABRICATION D’UN GONG :

Il est temps maintenant de nous intéresser de plus près à la « naissance » d’un nouveau gong.

D’abord, je suppose que la fabrication de gongs est une tâche très longue, qui nécessite un travail intensif. J’ai lu quelque part qu’un gong de 40” (102 cm) requiert deux fois plus de temps à fabriquer qu’un gong de 36” (91 cm). Pour nous donner une meilleure idée, pourriez-vous nous dire combien de temps nécessitent différentes tailles de gongs ?

Oui, vous avez raison — c’est très long, et cela demande un travail intensif de fabriquer un gong. Et oui, il faut presque deux fois plus de temps pour fabriquer un gong de 40” qu’un 36”. Mais c’est difficile de dire le temps requis pour divers diamètres.

Quel est le processus de fabrication d’un gong, depuis la feuille de métal jusqu’au gong sur le portique ?

Pour détailler les différentes étapes :

  1. La préparation : tracer
  2. Faire rougeoyer le métal
  3. Marteler le bord
  4. Accorder
  5. Érafler
  6. Nettoyer
  7. Appliquer la cire
  8. Affiner l’accord

Huit étapes : cela fait beaucoup ! Votre résumé est intéressant, parce que je ne suis pas certain que beaucoup de personnes aient conscience de tout le travail impliqué, lorsqu’ils voient le gong terminé.

LA CONCEPTION D’UN NOUVEAU PROTOTYPE :

Et maintenant, quel est le processus de conception d’un nouveau prototype de gongs : Entendez-vous un son dans votre tête, que vous souhaitez matérialiser par un gong ? Ou bien est-ce un visuel que vous voulez essayer, pour voir si le son en résultant est intéressant ? Ou bien encore, prenez-vous simplement une feuille de métal vierge, un marteau, pour essayer d’en tirer quelque chose sans idée préconçue ?

Sur le principe, ces trois façons de procéder sont possibles, mais il en existe une quatrième :

Il y a différentes zones sur un gong, qui sont responsables d’effets sonores particuliers : je peux imaginer qu’un type de développement peut permettre d’obtenir des effets intéressants. Ce sont des plans que j’ai pour le futur. Pour le moment, j’ai essayé toutes ces façons de faire sauf la troisième : simplement prendre un marteau et une feuille métallique pour voir ce qu’il en sort est trop coûteux de mon point de vue.

Je vois que vos gongs sont fabriqués en alpaka. S’agit-il d’un métal différent du NS12 utilisé par d’autres fabricants de gongs ? Et possède-t-il des caractéristiques sonores particulières ?

L’alpaka est du NS12. À mon sens, l’alpaka est le meilleur matériau pour les gongs.

Quand quelqu’un vous soumet une idée pour un nouveau prototype de gong, savez-vous en avance le résultat sonore approximatif, simplement à partir du design, ou bien la conception de gongs est-elle plus imprévisible ?

J’ai une certaine perception de certaines propriétés — mais elles peuvent ne pas s’avérer exactes dans tous les cas. La plupart du temps, j’avais bon dans mon imagination, mais j’ai aussi été déçu lors d’un essai.

Avant de parvenir à un résultat que vous jugez satisfaisant pour un nouveau design de gong, cela nécessite-t-il de nombreux prototypes ?

C’est différent d’un cas sur l’autre. Dans un cas je n’aurai besoin que d’un prototype, et dans un autre j’en aurai besoin de plus. Par exemple, j’ai réalisé un certain nombre de prototypes pour Meinl, afin qu’ils soient en mesure de décider quelle ligne ils souhaitaient proposer. (Note d’Alexis : Certains prototypes des collections de Meinl sont disponibles à la vente par le biais de certains revendeurs.)

QUELQUES DESIGNS INTÉRESSANTS DU CATALOGUE OETKEN GONGS :

Quand je regarde votre catalogue actuel, je remarque que vous avez mis au point des designs de gongs tout à fait uniques, ainsi que beaucoup de gongs en exemplaire unique, avec des visuels excitants (la collection « To-remind-Walter »). Malheureusement, je ne vois pas d’extrait sonore. Pourriez-vous nous en dire plus à leur propos ?

Nous avons essayé d’écrire quelques mots à propos du son des différents gongs sur notre site Internet. Mais c’est toujours difficile de décrire quelque chose d’aussi subjectif qu’une sensation sonore avec des mots. Nous vivons pour voir plusieurs réactions avec différents instrumentistes pendant qu’ils jouent sur nos gongs.

C’est la même chose pour les fichiers sons : Vous avez besoin du meilleur équipement, et vous n’obtiendrez pas le son réel du gong. Vous ne pouvez pas saisir et capturer l’expérience sonore. C’est la raison pour laquelle nous ne proposons pas de fichiers son.

Si quelqu’un est intéressé par nos gongs, nous trouvons toujours un moyen. :)

Oui, je comprends exactement de quoi vous parlez lorsque vous dites que des fichiers audio ne peuvent capturer fidèlement le son et l’essence d’un gong donné ; les gongs produisent un tel éventail de sons et d’atmosphères !

Maintenant, si nous regardons certains gongs en particulier : Par exemple, le gong « Cœur ». Comment l’idée de ce gong vous est-elle venue ? Comparé à un gong Symphonique, quelle sorte de son produit-il ? Est-il accordé sur une note ou une fréquence particulière ?

L’idée du gong cœur vient d’un client (Note d’Alexis : Ce client en question est Graham Bater, en Angleterre.). Comparativement à un gong symphonique, le son du gong cœur est plus profond et s’ouvre plus et plus rapidement.

Il n’est pas accordé sur une note particulière. C’est possible d’avoir deux gongs cœur avec la même fréquence, mais nous ne vérifions pas la note, car ce qui est le plus important, ce sont ses caractéristiques sonores. Comme les gongs symphoniques d’ailleurs, qui ne sont pas accordés non plus.

Ensuite, il y a le gong « Eau ». Il s’agit d’un gong de très grand diamètre (40”), et à en juger par la photographie sur votre site Internet, je vois qu’il comporte une profonde bosse concave. S’il est basé sur la version plus petite (24”/61 cm) fabriquée il y a longtemps par Walter Meyer, pour quelles raisons avez-vous choisi de réaliser votre version dans un format bien plus grand ?

Ici nous retrouvons l’étape dont nous parlions tout à l’heure : je voulais essayer et voir ce qu’il se passerait d’un point de vue sonore si je fabriquais un grand gong, inspiré par le gong Création Sonore #4 Eau de Paiste.

Il y a aussi le gong « Marteau de Thor » (40”). Comment vous est venue l’idée de ce gong singulier ? Je présume que là encore, la zone rehaussée en forme de marteau a un impact sur le son. Comment décririez-vous le son, comparé à un gong Symphonique de taille équivalente ?

L’idée du gong Mjölnir ne vient pas de bien loin :

Nous vivons tout près de l’un des grands centres de commerce des Vikings (Note d’Alexis : Oetken Gongs est implanté près de Rendsburg en Allemagne du Nord). Mjölnir était le marteau de Thor, et c’est un symbole très fort que nous voyons beaucoup par ici. Thor protégeait les humains avec l’aide de Mjölnir, et le tonnerre retentissait lorsque Thor martelait avec. La mythologie nous dit que Mjölnir ne rate jamais sa cible ; ainsi, si l’on en revient à notre sujet, la boucle est bouclée avec le processus de fabrication des gongs !

Comparativement à un gong symphonique, le son de Mjölnir est plus profond… vous pouvez imaginer le roulement du tonnerre.

À PROPOS DE L’ACCORD DES GONGS :

Approfondissons maintenant le sujet, et parlons un peu de l’accord des gongs. À part le diamètre et l’épaisseur, cette partie est plutôt mystérieuse à mes yeux, du fait du peu d’information pertinente disponible à ce sujet, et je m’émerveille toujours de la variété de sons que peuvent produire des gongs visuellement très proches si l’on excepte des détails vraiment mineurs.

J’ai toujours manifesté une certaine curiosité à l’égard des éraflures verticales, horizontales ou radiales que l’on trouve sur les gongs en feuilles martelées. Sont-elles destinées uniquement à servir un but de finition esthétique, ou ont-elles une fonction particulière ?

Les éraflures crèvent la tension de surface et produisent une plus grande flexibilité du gong.

La zone du bord est-elle brûlée surtout pour l’aspect visuel et pour faciliter le travail du métal, ou bien cela a-t-il un effet sur le son ?

Nous chauffons le métal pour le rendre un peu plus souple.

Cela rend d’une part le martèlement un peu plus facile, et d’autre part, cela réduit le risque de rupture.

La profondeur du bord replié a-t-elle un impact sur le son ?

Oui, mais c’est très difficile d’exprimer l’effet que cela produit.

Maintenant, quand vous accordez un gong, accordez-vous seulement la fondamentale, ou aussi les partiels, ou juste une partie des partiels ?

Je ne sais pas.

Il y a bien plus que ces trois composantes qui doivent être respectées pour l’accord. C’est un sujet trop complexe pour y répondre en seulement quelques phrases.

Quelles sont les parties essentielles du design d’un gong qui ont une influence sur l’accord du ton fondamental ? Et sur les partiels prédominants ?

Malheureusement, je ne peux pas répondre aisément à cette question non plus. C’est trop complexe pour l’expliquer dans le contexte de cet entretien.

Que pouvez-vous dire à propos du processus d’accordage : Utilisez-vous une formule pûrement physique/mathématique ? Ou bien s’agit-il d’un processus de travail sur l’accord par martèlement, puis en testant avec un accordeur, affinant l’accord, testant à nouveau, et ainsi de suite ?

Bien sûr, une partie du processus se compose de coups de marteau et de tests, mais il ne s’agit pas seulement de marteler et croiser les doigts en espérant atteindre la bonne fréquence !

Il est vrai que c’est ce qui est intéressant dans la fabrication des gongs : acquérir l’expérience de où marteler et avec quelle force pour obtenir le résultat voulu, y penser et ensuite vérifier.

Deux gongs de la même référence, de même diamètre et dans la même collection sonnent-ils exactement pareil, ou y a-t-il des différences subtiles ou pas si subtiles ?

Dans le meilleur des cas, deux gongs pourraient être comme des jumeaux. Mais du fait du travail artisanal par un humain, presque toujours il y a de fines différences entre eux. Mais il y a d’autres facteurs importants à prendre en compte, par exemple :

  • L’âge du gong
  • À quelle fréquence le gong a-t-il été joué ?
QUELQUES MOTS À PROPOS DU FUTUR :

Nous approchons de la fin de cet entretien ; nous devrions parler un peu du futur.

Ces dernières années, il y a eu beaucoup de nouveaux développements excitants dans le domaine des gongs, et je vois que de votre côté aussi, beaucoup de choses sont en cours !

Que pensez-vous de la guérison par le son et des bains de son, qui semblent êtres à l’origine de ce regain d’intérêt pour les gongs ?

Je ne suis pas bien formé sur le sujet, mais je trouve que c’est fantastique tout ce que l’on peut produire avec des gongs, et toutes les utilisations que l’on peut en avoir. Nous connaissons des personnes qui sont capables de « simplement » faire les autres se sentir bien, et d’un autre côté, il y a certaines personnes qui sont capables d’aider les autres dans leurs douleurs et leurs souffrances. C’est fantastique !

Travaillez-vous sur de nouvelles collections ou de nouveaux prototypes de gongs, avec de nouvelles propriétés ou de nouveaux sons ?

Oui, mais il est trop tôt pour en parler.

Quand il y aura du nouveau, nous en parlerons sur Facebook ou notre site Internet.

Quels sont vos projets pour Oetken Gongs, dans le futur proche et à plus long terme ?

En juillet, aura lieu notre prochain atelier « Metal Turns Sound » (« Le Métal se Transforme en Son »), avec beaucoup de personnes intéressantes. Durant cet atelier, les participants sont encouragés à essayer et ressentir ce que c’est que fabriquer un gong (avec un peu d’aide). Nous nous réjouissons de ce week-end.

Dans un futur à plus long terme, j’ai l’intention d’amener plus loin le développement de la fabrication de gongs, d’en apprendre beaucoup, et de transmettre mon savoir à mes employés, afin que ce rare artisanat puisse perdurer.

C’est incroyable le nombre de personnes qui s’intéressent aux gongs et à leur fabrication. Cela nous donne l’occasion de rencontrer des personnes gentilles et formidables, et c’est fantastique d’apprendre plusieurs techniques de jeu, mais aussi diverses approches, divers états d’esprits et ressentis.

L’atelier « Metal Turns Sound » semble très intéressant ; c’est une idée fabuleuse… Si j’en ai un jour la possibilité, j’espère bien y participer, pour appréhender de première main les sensations que procurent la fabrication de gongs ! Par ailleurs, cela me fait plaisir de voir que vous avez de nombreux projets en cours, et que vous empruntez une direction dans laquelle vous cherchez à repousser les limites de la fabrication de gongs !

Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez nous dire à propos des gongs, de l’état actuel de leur fabrication, ou de votre activité ?

Merci de votre intérêt pour mon travail. J’espère que j’ai pu contribuer à votre compréhension avec mes réponses.

Nous vous souhaitons tout le meilleur pour l’avenir, et nous espérons vous rencontrer dans notre manufacture en Allemagne. Peut-être viendrez-vous dans le coin un jour ou l’autre !

Avec plaisir. J’espère bien que cela me sera possible un jour !

Merci, Broder, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et de partager votre passion avec nous. Je vous souhaite le meilleur pour vos projets présents et futurs !

Remerciements particuliers à Ines Oetken.

CONCLUSION :

Après ce long entretien, j’ai la plaisante impression que Broder Oetken est un fabricant de gongs sur lequel il sera bon de garder un œil ! Il réalise de superbes gongs, et comparé à d’autres fabricants, il est indubitablement le plus actif en terme d’innovation et d’expérimentation.

Depuis cet entretien, Oetken Gongs a introduit deux gongs à surface non éraflée : les gongs « Sirène » (« Himeropa » et « Himeropa Ligeia »), parfaits pour le jeu avec baguette superball. Par ailleurs, la plupart des gongs spéciaux, autrefois disponibles uniquement en très grand diamètre, sont désormais disponibles dans un plus large assortiment de tailles.

Je vous suggère de consulter son site Internet http://www.oetken-gongs.de, ainsi que ceux de Meinl et Ollihess, pour lesquels il conçoit et fabrique des gongs. De plus, sur ces deux derniers sites, vous trouverez des vidéos qui vous donneront une idée d’une partie des sons possibles sur ses gongs. Enfin, n’hésitez pas à le suivre sur Facebook pour rester à jour sur son travail et ses nouveaux développements ; Broder et sa femme (qui administre la page Facebook) sont des personnes très sympathiques.

OÙ TROUVER LES GONGS DE BRODER OETKEN :

Les gongs que Broder fabrique pour Meinl sont assez répandus et se trouvent dans une variété d’endroits, car ils sont largement distribués. Quant à eux, les gongs Ollihess se trouvent sur son site Internet. Et si vous êtes intéressé par un gong du catalogue de Oetken Gongs, vous pouvez en acquérir un soit en le contactant directement sur son site Internet, ou en Angleterre par l’intermédiaire de Julian Marsden sur http://www.ecymbals.co.uk. Désormais, on peut également trouver les gongs de Broder Oetken sur Gongs Unlimited aux États-Unis d’Amérique, sur Meditation Gongs en Allemagne et sur Shanti Sounds au Costa Rica.

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